Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Dans le cadre de leur Assemblée Générale, Les Petits Débrouillards du Grand Nancy, installés aux Brasseries de Maxéville, aiment aussi susciter des discussions autour de questions de société. Le 30 avril étaient réunis autour de la table Magali Darignac, directrice adjointe d’ARELIA (Association Régionale pour le Logement et l’Insersion par l’Activité), Christophe Besson-Léaud, secrétaire général d’Alliance Sens&Economie, qui travaille notamment sur le modèle économique du projet des Grands Voisins, ancien hôpital Saint Vincent de Paul à Paris, Ferri Briquet, maître de conférences en sociologie des organisations à l’Université de Lorraine, et Margaux pour l’UFO Bataville.

La question posée était celle de l’émergence de lieux hybrides, supports de nouvelles façons de faire société, de croiser et partager les savoirs.

Partager l’espace pour construire des projets commun, mixtes, riches des liens qui se créent entre les différents usagers est une dynamique qui remporte de plus en plus de succès. Mais comment construire de tels projets, comment rendre possible ces utopies d’aujourd’hui ? L’enjeu principal réside dans la mise en place, pas si facile, de processus de co-développement, entre acteurs publics, entrepreneurs, associations, universitaires...

Il n’y a certaiement pas de solutions miracles, mais des expériences en cours.

Aux Grands Voisins, par exemple, ce sont 3 hectares qui se proposent «lieu du vivre et de l’entreprendre autrement». En contrepartie d’y trouver des m2 peu cher en plein Paris, les occupants doivent partager la volonté de construire des choses ensemble, s’engager à collaborer. Trois structures se partagent une gouvernance temporaire, en attendant la réhabilitation de l’ancien hôpital en écoquartier : Aurore (hébergement de personnes en diffculté) + Plateau Urbain (agent immobilier solidaire pour projets divers)+ Yes We Camp (médiation, ouverture des espaces communs).

Ce genre d’occupation temporaire permet de préfigurer des nouveaux usages par l’expérimentation (sur une période de vacance s’élevant généralement de 2 à 8 ans), en prenant le temps de fabriquer d’un modèle économique équilibré, tout en valorisant et en entretenant les espaces.

Une notion qui rassemble les intervenants : un lieu hybride nécessite d’être animé par un tiers, un intermédiaire qui fait passerelle entre propriétaires, financeurs et initiatives, pour fabriquer un langage commun et permettre le dialogue serein. La communication est très importante. «L’ESS, par exemple, ne sait pas assez communiquer sur ses fonctions économiques, il faut réussir à exprimer l’offre des acteurs associatifs.» Et à renouer des relations de confiance mutuelle pour réussir à travailler ensemble.

Des lieux hybrides

Partager cet article

Repost 0